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De jeunes sociétés au secours des locataires sans garant

L’absence de garant fait partie des motifs de refus les plus souvent invoqués par des bailleurs qui souhaitent limiter les risques en cas de loyers impayés. Plusieurs start-up se sont engagées à simplifier l’accès au logement tout en offrant de solides garanties aux propriétaires et aux agences immobilières en se substituant aux garants classiques. Des dispositifs à la charge de locataire qui n’hésitent toutefois pas à mettre de côté les profils de demandeurs les plus faibles.

 

Le garant : un mal nécessaire ?

Bien que rien n’oblige sur le plan légal une agence immobilière ou un propriétaire à demander un ou plusieurs garants, cette caution est aujourd’hui quasi systématiquement exigée dans les dossiers locatifs, à moins de présenter des revenus réguliers correspondant à plus de 3 fois le prix du loyer. Rappelons que le garant de location, dont le rôle est de régler le loyer et les charges à la place du locataire en cas de défaillance de ce dernier, peut être une personne physique ou une personne morale.

Problème : pour beaucoup de candidats à la location, trouver un garant est un véritable parcours du combattant. Une situation qui n’arrange personne puisqu’elle peut aussi mettre les bailleurs en difficulté lorsque leur logement reste inhabité pendant plusieurs mois, faute de dossiers assez solides.

 

Le garant de location à la sauce start-up

Unkle, Youse, GarantMe, Bonapart, Cautioneo… si ces noms ne vous évoquent rien, attendez-vous à en entendre beaucoup parler dans les mois à venir ! Ces jeunes entreprises proposent en effet aux personnes en recherche de logements de se porter garant pour appuyer leur dossier locatif auprès des bailleurs

Moyennant une commission mensuelle payée par le locataire, représentant en moyenne 3,5 % du montant du loyer mensuel, ces sociétés jouent le rôle d’intermédiaire pendant toute la durée du bail. Elles certifient notamment les dossiers des demandeurs et garantissent le règlement des loyers en cas de défaut de paiement. Par exemple, GarantMe couvre jusqu’à 36 000 € de loyers impayés par locataire, tandis que Bonapart propose une garantie allant jusqu’à 90 000 €. De quoi assurer une gestion locative plus sereine !

 

Des conditions d’acceptation plus flexibles

Prenant le contrepied des agences immobilières et des propriétaires, dont les exigences en matière de taux d’effort sont généralement de 33 %, les start-up qui nous intéressent sont en mesure d’accepter jusqu’à 40 à 42 % de taux d’effort de la part des demandeurs, en prenant non seulement en compte leurs revenus, mais aussi leur épargne dans leur base de calculs. 

Plusieurs sociétés vont même jusqu’à proposer une alternative au dépôt de garantie, dont le versement au moment de la remise des clés peut fragiliser le budget du demandeur. En lieu et place d’un mois entier de loyer hors charges versé sous forme de caution, Cautioneo propose ainsi une assurance couvrant jusqu’à 6 mois de loyer en cas de dégradation de l’habitation. Correspondant à 1 % du loyer, son coût est pris en charge par le locataire, et non pas par le bailleur comme dans le cas d’une garantie Loyers Impayés.

 

Profils rigoureux exigés !

Si elles peuvent donner un sacré coup de pouce aux jeunes actifs et aux étudiants disposant d’un job régulier, ces start-up ne se risquent toutefois pas à se porter garant pour n’importe qui. Au-delà d’un niveau de revenu suffisant, les candidats doivent ici faire preuve d’une rigueur budgétaire digne de ce nom, au risque de faire partie des deux tiers de dossiers refusés chaque mois. 

Les éléments fournis par les demandeurs sont épluchés et une réponse est transmise dans les heures qui suivent. Un délai de réponse exceptionnel rendu possible grâce aux nouvelles technologies qui permettent d’évaluer automatiquement la fiabilité des dossiers locatifs, notamment sur le plan bancaire.

Pour les profils qui ne rentrent pas dans les exigences de ces garants d’un nouveau genre, il reste la garantie Visale d’Action Logement, déployée en 2016. Accordée en priorité aux moins de 31 ans ou aux personnes en situation précaire, cette garantie couvre les éventuels impayés des locataires jusqu’à 36 mois de loyers, ainsi que les dégradations locatives dans une limite de 2 mois de loyers et de charges.

Attention : si le bailleur accepte la garantie Visale ou souscrit une garantie Loyers Impayés, il ne peut pas réclamer de garant au locataire, sauf si ce dernier est un étudiant ou un apprenti.

Fabrice Houlé

Entrepreneur,
agent immobilier de terrain,
commerçant et formateur.
 
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