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La FNAIM présente son plan de relance du logement

Comment relancer le secteur de l’immobilier après la pandémie ? La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) a son avis sur la question et avance un plan de relance du logement articulé autour de 8 grandes propositions.

 

La nécessité d’un grand changement

Alors que la situation sanitaire semble se stabiliser, la Banque de France estime que cette crise va engendrer une chute du PIB d’au moins 10 % cette année et qu’il ne faudra sans doute pas espérer un « retour à la normale » avant 2022. Représentant environ 2,5 millions d’emplois et 337 milliards d’euros de dépenses (achat de logement neuf et existant, terrain et gros travaux), l’industrie immobilière « a toujours été une pierre de la croissance économique, générant des richesses considérables pour le pays, et, ce qui n’est pas des moindres, des rentrées fiscales à hauteur de près de 80 milliards par an », comme le souligne Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM, dans son communiqué de presse.

En somme, la FNAIM considère que le logement a le potentiel pour « jouer un rôle de catalyseur de la France du pays ». Pour y parvenir, il faudra toutefois parvenir à réinstaurer la confiance en l’avenir, transformer le logement en « support d’investissement solide et attractif » pour les prochaines années et ne pas prendre le risque de parasiter la dynamique en envoyant des « signaux contraires ».

 

Huit propositions concrètes pour un grand plan de relance

Deux propositions pour promouvoir une politique du logement équilibré partout sur le territoire

  • Étendre le dispositif Denormandie dans l’ancien à toutes les villes : avantageux à bien des égards, ce dispositif d’aide à la rénovation qui prend la forme d’une réduction d’impôt sur le revenu couvre pour le moment une cinquantaine d’agglomérations sur le territoire. Le FNAIM encourage une extension à l’ensemble des villes. 
  • Mettre un terme au zonage : favorisant les déséquilibres territoriaux, le zonage aurait tendance à concentrer l’offre et donc les investissements dans certains territoires au détriment des autres, selon la fédération.

Trois propositions pour innover pour donner les moyens aux ménages de la rénovation énergétique

  • Créer un dispositif unique, simple et universel de soutien aux travaux de rénovation énergétique : la FNAIM plaide en faveur d’un dispositif unique qui n’exclurait aucun ménage de la rénovation énergétique, dont les plus aisés.
  • Inciter les banques à soutenir l’effort des ménages : pour la fédération nationale de l’immobilier, « tout ne peut pas venir de l’État ». Elle invite ainsi les établissements à financer les travaux collectifs, « quitte à adosser les crédits consentis à des produits d’épargne originaux ».
  • Doubler le plafond des déficits fonciers imputables sur le revenu, si le montant des travaux est composé pour 40% de montant de travaux d’économie d’énergie (collectif ou individuel) : comme le précise la FNAIM, ce plafond n’a jamais connu de réévaluation depuis 25 ans.

Deux propositions pour lever les obstacles au crédit

  • Réviser les recommandations du HCSF : le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a récemment recommandé aux établissements bancaires de veiller à ce que le taux d’effort ne dépasse pas les 33 % et que la durée des crédits accordés n’excède pas 25 ans. Des recommandations « qui paraissent désormais inadaptées à la nouvelle ère économique qui va s’ouvrir pour les particuliers ».
  • Refaire du Prêt à Taux zéro l’apport des primo-accédants : « Considéré comme un apport par les banques. Il est le dernier dispositif d’aide à l’accession à la propriété efficace », selon la FNAIM qui se positionne pour une réhabilitation du PTZ pendant 2 ans, y compris dans le neuf en zone détendue.

Une proposition pour soutenir les petits bailleurs

  • Ne pas céder à la tentation si fréquente qui consisterait à taxer la pierre : comme le rappelle la FNAIM, « l’immobilier est un investissement productif, celui de la classe moyenne. » Elle invite donc les pouvoirs publics à changer de stratégie en évitant de se tourner par facilité vers une taxation immobilière qui « représente déjà 100 Mds € ».

En outre, la FNAIM encourage la poursuite et l’accélération de deux grands chantiers déjà à l’œuvre : la digitalisation de la chaîne immobilière, stimulée par les restrictions imposées durant le confinement, et la création d’un statut de tiers de confiance, portée par la Proposition de loi Nogal, à laquelle la fédération avait déjà apporté son soutien.

Fabrice Houlé

Entrepreneur,
agent immobilier de terrain,
commerçant et formateur.
 
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