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L’activité immobilière du moment – Semaine 23

Dans ce nouvel article consacré aux dernières actualités du moment, on s’attarde sur les conséquences générées par la crise sanitaire sur le secteur de l’immobilier : renforcement des APL, baisse relative des taux de crédit et diminution annoncée des prix de vente des biens.

 

Le Sénat vote pour la sécurisation des APL

Jeudi 4 juin, le Sénat a adopté une proposition de loi sur les aides personnelles au logement (APL). Déposé par les sénateurs communistes, ce texte rétablit l’indexation des aides au logement sur la hausse des prix et sécurise le versement des APL.

La proposition de loi déposée par les communistes contient des mesures en faveur de la suppression du délai de carence d’un mois avant perception des APL. Elle plaide aussi pour une présomption de bonne foi dès lors que la baisse de ressources d’un foyer est en lien avec la crise sanitaire.

Défavorable à cette proposition de loi, même s’il a admis que la précédente réduction de 5 € était une « mauvaise décision », le ministre du Logement Julien Denormandie a annoncé que la réforme des APL est prête, mais qu’elle a dû être reportée à cause de la crise sanitaire. Cette réforme prévoit notamment que le mode calcul des aides soit désormais basé sur les ressources de l’année en cours et non plus sur les revenus de l’année n-2, comme c’est le cas actuellement.

 

Les taux des crédits immobiliers en baisse, mais des conditions renforcées

Après s’être illustrés par une hausse durant les derniers mois, les crédits immobiliers sont repartis à la baisse durant ces derniers jours. Échaudés par la crise sanitaire, les établissements bancaires ont toutefois renforcé leurs conditions d’octroi.

Après avoir atteint un taux moyen de 1,25 % en mai, les taux immobiliers sont de nouveau à la baisse. Selon le spécialiste du courtage Capfi, les taux les plus intéressants proposés par les banques sont les suivants : 0,46 % sur 10 ans, 0,66 % sur 15 ans, 0,81 % sur 20 ans et 1,05 % sur 25 ans. Une phase de réajustement qui intervient au moment où les acheteurs, sortis du confinement, refont surface.

Un mouvement de recul qu’il est toutefois nécessaire de relativiser en la replaçant dans son contexte. Tout d’abord, la dizaine d’établissements qui ont revu leurs tarifs à la baisse sont pour la plupart ceux qui avaient également fait grimper leurs taux durant les mois précédents. De plus, si les taux ont baissé, les conditions d’octroi se sont quant à elles renforcées

Selon le courtier Vousfinancer, les banques privilégient les profils les moins risqués, c’est-à-dire ceux qui bénéficient de hauts revenus et dont le dossier est conforme aux indications du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Pour rappel, ce dernier demande aux banques de respecter les conditions suivantes : 33 % de taux d’endettement et une durée de crédit de 25 ans maximum.

 

Une baisse des prix attendue dans l’immobilier

Selon Henry Buzy-Cazaux, président et fondateur de l’Institut du Management des Services Immobiliers (IMSI), la crise sanitaire aura inévitablement un impact sur les prix de l’immobilier.

Dans une interview accordée au site LeRevenu, Henry Buzy-Cazaux fait part de sa surprise face à la vision plutôt optimiste que semblent partager un certain nombre d’experts quant aux conséquences que la situation économique va avoir sur le secteur immobilier. Pour lui, il ne fait aucun doute que cette crise « va laisser des traces sur le pouvoir d’achat immobilier de la totalité des ménages. » Il prédit ainsi un ralentissement du marché jusqu’à la fin de l’année.

En outre, il s’attend à une baisse de 5% sur les marchés tendus et 10 % dans les zones moins tendues, comme les villes de taille moyenne et tous les territoires en quête d’attractivité, là où les ménages « ont des situations financières en général moins solides. » Pour lui, cette situation exceptionnelle va exiger des efforts du côté des propriétaires comme des promoteurs et des constructeurs qui vont devoir composer avec le pouvoir d’achat amoindri des acquéreurs.

De plus, le segment immobilier le plus touché sera certainement celui des résidences secondaires « le plus affecté par les craintes des ménages, qui vont se concentrer sur le nécessaire, même s’ils auront envie de plaisirs. »

Quant à une éventuelle grande migration des ménages vers les villes moyennes, du moins pour ceux qui peuvent profiter du télétravail, le président de l’IMSI n’y croit pas. Les métropoles devraient en effet conserver leur attrait « tant qu’elles concentreront l’essentiel des atouts économiques, culturels et en termes d’offres de formation. » Cependant, comme d’autres professionnels, Henry Buzy-Cazaux pense que les critères d’acquisition vont évoluer avec une part plus importante accordée aux biens situés dans des endroits calmes et éclairés, mais aussi dotés d’un bureau.

Fabrice Houlé

Entrepreneur,
agent immobilier de terrain,
commerçant et formateur.
 
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