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L’actualité immobilière du moment – Semaine 18

Changement de priorités chez les futurs acquéreurs, reprise du marché prévue en 2021 selon les notaires, explosion prochaine des demandes de locations en Loire-Atlantique, menace de grève des loyers à Toulouse… Voici l’actualité qu’il ne fallait pas manquer durant cette semaine dans le monde de l’immobilier !

 

Après le confinement, les porteurs de projets veulent se mettre au vert

Deux études publiées le 20 avril montrent que les Français n’ont pas abandonné leurs projets immobiliers, malgré le confinement. À la seule différence qu’ils sont désormais plus nombreux à vouloir s’éloigner des villes pour profiter d’un environnement plus calme et proche de la nature.

Dans un récent sondage réalisé juste avant l’annonce d’une possible levée du confinement à partir du 11 mai, par la plateforme Seloger, on apprend ainsi que 70% des personnes sondées pensent que leur projet immobilier verra le jour dans les six prochains mois. 52 % de ces mêmes personnes se disent d’ailleurs prêtes à s’occuper de leur projet dès la fin du confinement.

Selon une étude publiée le même jour par le promoteur immobilier Capelli, un Français sur trois envisage l’acquisition d’un bien située dans un endroit calme et proche de la nature. Conséquence logique de ce changement de point de vue, 17% des personnes interrogées considèrent que le critère de la proximité avec le lieu de travail est désormais moins important.

Ayant eu pour effet une chute de 35% de la consommation (chiffres de l’Insee du 9 avril), le confinement n’est pas forcément source d’inquiétude financière pour une majorité d’acquéreurs. 11% d’entre eux estiment même que cette situation pourrait avoir des effets bénéfiques sur leurs finances.

 

Une reprise en 2021 ? Les notaires dévoilent leurs scénarios

Pour les notaires, il ne faut pas espérer de vraie reprise du marché immobilier avant fin 2020, voire début 2021. Un « retour à la normale » qui dépendra toutefois de l’évolution d’une situation encore difficile à anticiper.

Dans leur dernière note de conjoncture immobilière d’avril 2020, les notaires émettent plusieurs hypothèses quant au futur du marché de l’immobilier. Deux grands scénarios se dessinent, dont la concrétisation dépend avant tout de la durée effective du confinement et de la gestion sanitaire de l’épidémie.

À court terme, les notaires pensent qu’on pourrait assister à une période de rattrapage, à condition que l’ensemble des acteurs du secteur se remettent en route en même temps. En effet, certains actes n’ont pas encore pu être finalisés à cause du confinement. Bien que les notaires soient désormais autorisés à réaliser certains actes à distance, il leur faudra tout de même régulariser les actes décalés. 

Après cette période durant laquelle le secteur devra continuer à accuser le choc, le marché pourrait redémarrer à la fin de l’année, voire au début 2021, « sans le dynamisme de 2019 ». Un scénario « optimiste » seulement envisageable dans le cas où le confinement resterait limité dans le temps et que la gestion sanitaire de l’épidémie serait efficace.

Si le confinement perdure et « qu’aucune réponse médiale n’est de nature à garantir l’absence d’un retour de pandémie », il en sera cependant tout autrement. Dans ce scénario bien plus pessimiste, on pourrait alors assister à une hausse du chômage et une baisse des revenus dans les foyers, entrainant mécaniquement une diminution du volume des transactions et des prix des biens.

 

Une prochaine explosion de la demande locative redoutée en Loire-Atlantique

En Loire-Atlantique où le marché est particulièrement tendu, les agents immobiliers se préparent à un véritable boom des demandes de location à la fin du confinement.

Depuis le début du confinement, le temps semble comme suspendu dans le monde de l’immobilier. Interrogé par France Bleu Loire-Atlantique, le cabinet Thierry Immobilier, qui poursuit son activité en télétravail, continue d’enregistrer quelques sorties, mais constate une absence d’entrée dans les logements mis en location.

Une situation très singulière qui fait craindre à Benoît Thierry, Directeur de l’agence, une explosion de la demande locative dès la levée du confinement, que ne pourra pas satisfaire un marché déjà très tendu, où l’offre n’est pas suffisante. Comme l’intéressé le précise : « Si on sort du confinement début mai, je n’aurai plus de logement à louer. Les gens voudront déménager, mais il n’y a rien sur le marché. » Un contexte tendu accentué par le fait que les chantiers sont actuellement à l’arrêt.

Pour Stéphane Bourdon du cabinet Rongier, les foyers les moins aisés seront les plus touchés, alors contraints de s’éloigner du centre-ville. Quant au retour à la normale : « même si c’est difficile d’anticiper, car la situation est unique, il faudra attendre au moins 6 mois à un an pour que tout redevienne dans l’ordre. »

 

Mouvement de grève des loyers à Toulouse

Pour de nombreux locataires en difficulté financière, le confinement est une source supplémentaire de précarisation. Jusqu’à pousser certains à entamer une véritable grève des loyers.

Prenant exemple sur plusieurs actions collectives menées aux États-Unis, au Canada ou encore en Espagne, le collectif « On ne paie plus 31 » appelle à la grève des loyers à Toulouse. L’objectif : pousser le gouvernement à prendre des mesures d’urgence pour aider les locataires les plus précaires privés de revenus en raison du confinement.

Interviewée par France Bleu Haute-Garonne, Nina Condeco, porte-parole de Droit au Logement et membre du collectif, explique ce qui motive cette action : « On appelle les locataires à ne plus payer leur loyer soit pendant plusieurs jours, soit en reportant le paiement de leur loyer début mai. L’objectif est de faire pression sur le gouvernement pour qu’il mette en place des dispositifs d’aide aux locataires qui pendant cette crise du coronavirus sont eux aussi sous pression, avec peu de revenus et des difficultés à payer leur loyer ».

Plusieurs associations de locataires, dont la Confédération nationale du logement, ont quant à elles réclamé un « moratoire des loyers dans les parcs privé et social permettant la suspension du versement des loyers tant que l’épidémie ne sera pas contenue. » Une idée rejetée par Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM, pour qui « cela reviendrait à faire porter le poids de la crise sur des propriétaires loin d’être tous fortunés. »

Contrairement à certaines villes étrangères comme Berlin ou Lisbonne, le gouvernement français a fait le choix de ne pas suspendre les loyers de l’habitat social, préférant le déblocage d’un fonds de 350 millions d’euros, agrémenté d’une politique de maintien des salaires, afin d’assurer le versement des loyers.

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Fabrice Houlé

Entrepreneur,
agent immobilier de terrain,
commerçant et formateur.
 
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