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L’actualité immobilière du moment – Semaine 44

Falsification des dossiers de logement, boom des demandes de meublés dans l’ouest de la France, fronde contre les abus de locations de type Airbnb, montée des annonces immobilières illicites en ligne, explosion de la taxe immobilière… Ma Gestion Locative fait le point sur les actualités, amendements et études qui ont récemment remué le secteur immobilier !

 

Un quart des jeunes en recherche de location a déjà menti dans son dossier

Pour décrocher une location, certains jeunes sont prêts à falsifier leur dossier. Selon OpinionWay, qui a interviewé 407 jeunes âgés de 18 à 34 ans pour le compte de Homebrella, 23 % des jeunes avouent avoir déjà indiqué de fausses informations dans l’espoir de convaincre un propriétaire ou un bailleur.

D’après ce même sondage, ce sont les fiches de paie qui feraient le plus souvent l’objet d’un « petit arrangement avec la réalité », puisqu’on retrouve cette pratique chez 17 % des personnes sondées. 16 % ont déjà indiqué être en couple plutôt qu’en colocation, et 16 % se sont déclarés encore étudiants alors que ce n’était plus le cas.  Parmi les autres documents les plus falsifiés, on retrouve l’avis d’imposition, les quittances de loyer, les attestations d’hébergement et les pièces d’identité.

Une situation qui ne devrait toutefois pas surprendre grand monde. De plus en plus sélectif, le secteur de la location immobilière donne la sensation à nombre de jeunes en recherche de logement qu’ils ne pourront jamais être acceptés sans tricher, à cause de la forte concurrence à laquelle ils sont confrontés, même lorsque leur dossier est objectivement bon. 

Si elle peut s’avérer tentante, rappelons toutefois que la falsification de documents s’apparente à de l’abus de confiance. Une infraction pénale passible de 3 ans de prison et de 375 000 euros d’amende. De plus, en cas de qualification en « faux et usage de faux », le contrevenant peut écoper de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende.

 

Les logements meublés font les affaires des propriétaires

Selon le baromètre des loyers récemment publié par SeLoger, les propriétaires tendent à privilégier les logements meublés plutôt que les logements vides. Outre un loyer moyen un peu plus élevé, le prix du meublé augmente aussi bien plus vite que celui du logement vide (5,2 % contre 2,5 % sur un an). La raison ? Une plus grande attractivité, notamment chez les étudiants ayant besoin d’une solution rapide et pratique pour se loger !

C’est la partie ouest du pays qui semble le plus bénéficier de cette tendance. Le turnover y est en effet plus important qu’ailleurs et il faut en moyenne moins de deux semaines aux propriétaires de meublés pour trouver un nouveau locataire. Résultat : les loyers explosent sous l’effet de la demande importante, notamment à Caen et à Angers où les loyers moyens ont respectivement augmenté de 23,9 % et 15,7 % en un an.

En conclusion, SeLoger indique que louer un logement meublé permet en moyenne au propriétaire de gagner un 13e mois de loyer, et un 14e si le logement est situé à Caen ou à Brest !

 

Le sénat veut freiner les ardeurs des propriétaires abusant d’Airbnb

Le Sénat a adopté un nouvel amendement, venant s’ajouter au projet de loi Engagement et Proximité. Celui-ci permet aux maires qui le souhaitent de réduire la durée autorisée des locations meublées non professionnelles dans leur ville, dont la limite était jusqu’à présent fixée à 120 jours, soit 4 mois.

Jugée finalement peu contraignante, cette limite pourra désormais être fixée entre 60 et 120 nuitées. L’objectif pleinement assumé de cet amendement présenté par la sénatrice PS de Paris Marie-Pierre de la Gontrie est d’éviter que des logements qui pourraient bénéficier à des locataires longue durée soient transformés en locations Airbnb. À Paris, 30 000 à 60 000 logements seraient touchés par ce phénomène, selon Ian Brossat, adjoint chargé du logement à Paris, interviewé par Cnews (https://www.cnews.fr/france/2019-10-14/airbnb-15-metropoles-sassocient-pour-demander-leurope-les-moyens-de-lutter-contre). 

Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts de Seine, s’est ému devant le Sénat des « quartiers morts » de certaines villes touristiques proches de Paris qui sont « vivants de gens qui ne font que passer. »

Julien Bargeton, sénateur LREM de Paris, a quant à lui souligné qu’il fallait faire la différence entre les particuliers et les professionnels : « Il y a eu des abus parce que des professionnels de l’immobilier ont acheté des immeubles entiers (…) Mais n’oublions pas aussi qu’il y a des particuliers qui louent parce qu’ils en ont véritablement besoin, notamment dans les classes moyennes. »

Faisant l’objet d’un avis défavorable de la part du gouvernement, cette disposition sera prochainement examinée par l’Assemblée nationale.

 

La hausse alarmante de la taxe foncière dans certaines communes

Selon une étude réalisée par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi), la taxe foncière a fait un bond de 10,8 % sur ces 5 dernières années, et de 34,7 % entre 2008 et 2018. À titre de comparaison, cette augmentation est 3,7 fois plus importante que la hausse rencontrée par les loyers sur cette même période.

Si la capitale a subi une hausse très importante de 80 % en dix ans, c’est la commune de Bouqueval, située dans le Val-d’Oise qui a connu l’augmentation la plus conséquente, avec 197 % !

Parmi les villes où l’augmentation de la taxe foncière a été la plus forte en dix ans, on retrouve Argenteuil (64 %), Nantes (54,90 %), Saint-Denis (54,80 %), Nice (52,2 %), Clermont-Ferrand (43,40 %) ou encore Lille (43,30 %).

Selon Christophe Demerson, président de l’Unpi, cette progression, qui tend à ralentir à l’approche des élections municipales, pénalise aussi bien les propriétaires que les locataires. Les premiers perdent en effet en pouvoir d’achat ou en rendements, pendant que les seconds bénéficient de moins en moins de travaux de rénovation.

 

Progression des fausses annonces immobilières sur internet

En 2018, Pharos, la plateforme de signalement des contenus illicites sur Internet gérée par la police, a enregistré 7 000 alertes portant sur des annonces immobilières frauduleuses. Une tendance inquiétante que tentent d’enrayer tant bien que mal les sites d’annonces avec des algorithmes complétés par l’expertise humaine.

La plupart de ces arnaques reposent sur un mode opératoire relativement similaire :  un appartement très attrayant est mis en location sur un site d’annonce. Pour le réserver immédiatement en profitant d’un joli rabais, les personnes intéressées sont invitées à verser une somme d’argent sur un compte bancaire ouvert sous une fausse identité. Évidemment, elles ne profiteront pas du logement et ne reverront pas leur argent de sitôt.

Autre arnaque très en vogue sur la toile : les malfaiteurs copient de vraies annonces immobilières dans le but de subtiliser les documents des locataires afin d’usurper leur identité. Le but : récupérer de l’argent en ouvrant un dossier de crédit à la consommation à leur place.

Certains escrocs vont même jusqu’à pirater la boite mail d’authentiques propriétaires pour ensuite envoyer un faux contrat de bail aux locataires en exigeant au passage un paiement immédiat. Bref, le panel des techniques utilisées pour récupérer de l’argent de manière illicite est aussi varié que rentable pour des réseaux parfois très bien organisés. 

Selon la présidente de PAP, un quart des offres de location est bloquée pour cause de suspicion d’escroquerie. La plupart de ses fausses annonces seraient issues de l’étranger, et notamment du Bénin, qui s’est largement illustré dans ce type d’arnaque.

 


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Fabrice Houlé

Entrepreneur,
agent immobilier de terrain,
commerçant et formateur.
 
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